Sur la piste du gecko...
Le blog ca n'existait pas il y a une dizaine d'annees ...Il y a eu depuis de nombreux voyages, mais a chaque fois une destination etait recurrente avec le meme refrain : "You can go East, you can go West, India is still the best". Ete 2008, me voici de nouveau sur la piste du gecko porte-bonheur dans le ventre de Mother India . C'est l'occasion d'ouvrir un blog... / Blogs didn't exist a dozen of years ago. Since then, I have done some trips, but every time one destination was recurrent, with the same refrain in my mind : " You can go East, you can go West, India is still the best." Summer 2008, again I am here, on the good luck gecko's track, inside the belly of Mother India. It was the occasion to open a travel blog...


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Cooking class 2

Jeudi, c'etait la " Cooking class" chez Anu. Vous nous suivez en images ?  

On commence cette cooking classe avec la presentation de la Masala box : graines de cumin, de moutarde, de coriandre, d'anis, curcuma, dals.... Feuilles de curry (introuvables chez nous et qui donne un parfum unique a tous ces plats), piments rouges seches et dans la petite boite en plastique : de l'assa foetida ( ingredient recurrent aux nombreux avantages qui remplace eventuellement l'ail sans les desagrements). Anu nous explique a chaque fois les vertus de chaque epice, comment les utiliser ailleurs que dans la cuisine...

 Le seasoning : Je n'ai pas le terme en francais. En tout cas c'est l'etape la + importante: on fait revenir les epices dans l'huile (bonne temperature a trouver), l'une apres l'autre, en respectant un certain ordre et temps. Comment gere ca ? a la couleur et a l'odeur...Cette etape ne requiert pas plus de 5 a 10 mn, mais une full attention. Si elle est ratee, le plat le sera aussi.  Il vous manqué tout de meme l’essentiel : le parfum des epics qui eclate…

Si jamais ca brule, c’est fichu. "Plus vite Barbara, ca va bruler !” On ajoute le choux blanc, les carottes et les poivrons verts. On laisse mijoter a feu doux…

Pendant ce temps, on met en route un autre plat : un (lentilles) aux epinards. Preparer un repas indien prend un temps certain car il se compose d’un assortiments de plats. Heureusement nous n’en avons eu que 2  a preparer, sinon ce n’etait plus un dejeuner mais un diner !  Il est déjà 13h et on a meme pas commencer les chapattis ! 

Non mais regardez- moi ca comme elle fait sa fiere celle-la ; tout ca parce qu’Anu vient de lui dire que sa pate a chapattis etait parfaite !

Ah par contre celle-ci est encore un peu collante…Allez, courage ! Plus que 30 a faire. Ah mais, faut les faire cuire aussi ! Mais a quelle heure on va manger bon sang ! Et ces odeurs qui n’arretent pas de nous exciter les papilles…

Bon, on se lance; on etale la pate precautioneusement… 

On le fait cuire cote pile, cote face, en le faisant tourner sur lui-meme…Enfin, j’ai la permission d’Anu pour aller saucer un truc avec mon premier chapatti.

C'est sympa faire son chapatti mais avec un par personne on va pas aller loin !

Heureusement, Manju prend la releve.

Ouais!! On peut s'attabler ! Anu a pense a tout  : nous n’avons fait qu’un chapatti chacun et cuisine 2 plats mais elle en avait prepare 2 de plus, ainsi que des salades ( avec de la noix de coco fraiche rapee un peu partout, ouais , miam!) .“Bon, il me reste encore encore 2 cm2 de place dans mon assiette, qu’est-ce que je pourrais bien rajouter ??”  

  



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Publié à 12:40, le 1/08/2008 dans Voyage en Inde ete 2008 (french version), Mysore
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1er jour de yoga a l'AYRI

Premier jour de Yoga :                               

Après une bonne nuit, j’arrive devant le Shala. Je monte les marches, un groupe d’élèves attend dans le vestibule. Je m’assois au milieu d’eux, à même le sol. La porte du studio ou les élèves pratiquent est ouverte.( J’ai mis deux liens Internet sur le blog pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'Ashtanga Yoga, branche de l’Hatha Yoga, bien spécifique, ne ressemblant a aucune autre.). Je devais venir a 8h, je suis en avance : il est 7h50. Je ne sais pas du tout quand je dois entrer. Sharath m’a dit hier de venir pour 8h et que je serai la dernière. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? La dernière de quoi? Du groupe d’élèves pratiquant a 8h ou la dernière de tous les groupes? Je sais que le premier groupe commence a  4h30 mais a quelle heure est le dernier groupe, ça je n’en sais fichtre rien ! Il y a tellement de monde dans le studio et devant que je me dis que de toute façon, chacun doit commencer en retard sur l’heure prévue. En attendant j’en profite pour observer les quelques élèves  visibles de ma place. Certains sont si gracieux, aériens dans leurs enchaînements, comme s’ils allaient s’envoler. Ceux-la sont tous capables d’accomplir parfaitement chaque posture de la 1ere série, sans pause, au rythme d’un souffle sonore de fond de gorge (le souffle Ujjayi), qui donne au corps flexibilité et énergie lors de cette pratique.  Il semble y avoir un peu tous les niveaux (cela me rassure un peu de ne pas me retrouver qu’entourée d’êtres supranaturels!), certains  luttent avec leur souffle, le corps se bloque et ne trouve pas l’alignement."L’ Ujjayi  breath", “the thread of the breath” ( le fil du souffle) …et chacun est silencieux dans le vestibule, attendant son tour. Tout a coup la voix autoritaire de Sharath perce du fond du studio : “One more!!”, et un étudiant s’avance, attendant qu’on lui indique ou disposer son tapis de yoga. Chacun enchaîne les postures et continue jusqu’a ce que Sharath ou Sarasvati l’arrête. D’autres comme moi s’arrêtent d’eux –mêmes dans la série la ou ça coince encore. A quel “One more!” je dois y aller ? Je laisse passer les gens. Je regarde ma montre : il est déjà 8h30. Je demande au japonais assis près de moi à quelle heure il passe.  Il est à 8h30, il est dans les temps et apparemment il n’y a plus de gens prévus à 8h. Je comprends que j’ai laissé passer mon tour (en fait, après plusieurs jours on repère les élèves qui sont à 8h et on s’avance dans l’ordre d’arrivée). Au prochain “One more!”, j’entre et Sarasvati m’indique d’un signe de tête ou placer mon tapis. Une pensée m’effleure l’esprit : “ Tiens, c’est comment l’armée ?”

 Je vous passe les détails de la séance pour en donner juste quelques aspects positifs et négatifs.

Points  négatifs : Pas de place pour s’étirer comme il faut ( on éborgne avec sa main le voisin d’a coté  “Oups, sorry”, on a la tête dans le derrière de celui de devant,  et on atterrit sur les pieds de celui de derrière…). Il fait une chaleur moite ( je transpire des litres et suis bonne  à essorer  à la fin),.Un minimum d’attention et d’ajustement de la part de Sharath et Sarasvati ( une fois seulement)et aucun conseil bien sur. Obligée de faire la séance de clôture dans le vestiaire car il faut laisser la place au suivant, pas de douche (m’en fous je me douche quand même dans les toilettes avec la douchette-pipi , na! ). J’ai super mal aux genoux…

Points positifs : De fortes vibrations positives générées par la pratique de tous ces élèves, venus du monde entier, pour une seule chose: l’Ashtanga Yoga, ici a l’AYRI. Ceci apporte une énergie nouvelle et puissante à notre propre pratique.  Une émulation se crée, on pousse son corps un plus loin, on progresse, entraîné par cette énergie, chaque mouvement se fait avec plus de conscience et d’intimité avec soi-même. La transpiration est signe d’une pratique correcte (le but de la 1ere série étant de transpirer et d’éliminer les toxines). Tout le monde a mal aux genoux parait-il…

Voila le bilan de ce premier jour de pratique.

A la sortie, c’est le moment de boire une coconut bien méritée et de rentrer pour un petit dej.  (Mille excuses pour l'absence d'accents parfois, mais je ne trouve pas toujours le moyen de corriger ça avec Word suivant les ordis. On verra ça plus tard...)




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Publié à 03:41, le 24/07/2008 dans Voyage en Inde ete 2008 (french version), Mysore
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1er jour a Mysore, 1eres impressions

Me voici obligée de recommencer par la même phrase : “J’ai laisse passer du temps depuis mon dernier message…”

En bref, depuis le départ de Boualem : J’ai repris une detox que j’avais abandonnée a son arrivée  et j’ai tente d’organiser  mon séjour a Mysore. J’aurais mieux fait de m’occuper de ca plus tôt, car une fois les contacts pris (Merci a Maya, et David de Cihangir Yoga), je me suis vue annoncer que tout était plein, car c’était l’anniversaire de Pattabhi Jois (93 ans je crois : autant dire qu’il doit plus pratiquer des masses), guru de l’Ashtanga Yoga Research Institute ( AYRI).  La seule chose que j’ai pu boooker est un taxi a l’aéroport (j’ai opte pour cette solution + couteuse hélas car j’étais un peu affaiblie par  la detox), envoyé par Ganesh et Anu, qui tiennent un internet café ici, dans le quartier résidentiel de Mysore ou se situe le Shala (studio de yoga) de Patabbhi Jois.  Je devrais faire un glossaire tiens, (pour ceux qui ne sont pas formalises avec le yoga) car je vais utiliser un vocabulaire  + technique désormais (mes prochains messages seront peut-être ennuyeux d’ailleurs, car ils tourneront beaucoup autour du même sujet).

Certaines personnes peuvent s’avérer  très précieuses… Ganesh sait comment fidéliser ses clients. Il rend de nombreux services, vous facilite la vie par ses informations…On revient donc avec plaisir consulter nos mails chez lui, déguster un smoothie (banane ou mangue givrée, mixée avec du yaourt et des amandes ou des noix de cajou…un délice !) ou apprécier son buffet pour un déjeuner ou un diner (tout est frais, sain, parfait pour la sante des étudiants en yoga que nous sommes parait-il !). A peine arrivée, il m’a accueillie chaleureusement et m’a dit avoir trouve une chambre chez une famille (tout le monde loue des chambres chez l’habitant ici ou les étudiants partagent une maison, vu que c’est pour un mois minimum), toute proche du Shala. En un quart d’heure l’affaire était conclue car bien sur, je n’avais aucune envie de me casser la tète a chercher seule, et j’étais soulagée d’avoir un endroit pour me poser rapidement après une nuit blanche due au trajet. Apres renseignements pris, je suis  dans les prix pratiques ici. Je suis donc dans une maison familiale avec une chambre à l’étage et une terrasse et une salle de bain privative. C’est relativement confortable et propre. Une anglaise, Hayley, qui vit a Barcelone (je me  rends compte que bcp de gens ici n’habitent pas dans leur contrée d’origine : coïncidence  amusante…) occupe l’autre chambre.  Je peux utiliser la cuisine, ce qui me va bien. Pour l’instant, je trouve la maitresse des lieux un peu indiscrète (elle veut toujours savoir ce que je fais, ou je vais…aucune méchanceté  surement, c’est juste que c a fait bizarre d’être traitée en petite fille) et un peu aigrie : je ne pense pas l’avoir vu sourire une fois, mais il faut dire aussi qu’il lui manque un pied, la pauvre.  Son mari quant à lui, n’entend que d’une oreille et ne s’intéresse pas bcp à moi, sauf ce premier  jour pour récupérer l’argent de ma chambre. Que je suis médisante…on ne doit jamais se fier a sa première impression n’est-ce pas ?

La première journée s’est donc passée ainsi : j’ai déjeune chez Ganesh(sa femme Anu, cuisine délicieusement et donne des cours a ce sujet d’ailleurs : je vais prévoir ca un jour), une sieste, puis je me suis inscrite a l’AYRI. Une petite parenthèse là-dessus (on ne doit pas se fier a sa première impression, je sais, et ce qui suit est susceptible de changer …):

Nous sommes donc dans le quartier de Gokulam, quartier très vert et résidentiel de la banlieue de Mysore. Les maisons sont plutôt cossues. L’Institut y est installe depuis  3 ou 4 ans seulement je crois, et était avt dans le centre de la ville, avec un studio plus petit.  L’AYRI se situe dans une de ces grandes maisons cossues. Je monte les marches et arrive sur le perron. Au rez-de-chaussée, c’est le studio, spacieux mais je sais déjà qu’il n’aura plus rien de spacieux demain quand je viendrai pratiquer, tant on m’a mis en garde : « c’est full, tapi contre tapis, on se cogne en faisant les mouvements »…Un indien s’avance : c’est Sharath, le petit fils de Pattabhi (c’est lui qui prend en charge les cours et le reste avec l’aide de Sarasvati, sa mère). Il me fait entrer dans le bureau, me demande si  j’ai bien envoyé le formulaire d’inscription  2 mois avt. Je dis que oui, même si c’est faux car la encore on m’a prévenue. En effet, il ne vérifie même pas. Je remplis un autre formulaire sous l’œil fatigue du grand Guru,  Pattabhi Jois qui porte un beau collier et des bagues en or clinquant et m’honore e de sa vénérable présence (je plaisante hein ? pas du tout impressionnée, na !). Il m’a quand même demande d’où je venais. Je tends la liasse de billets a Sharath qui contrôle non pas a la main, mais grâce a une machine à compter les billets. ..le bruit de la machine , les roupies qui se décomptent, les bagues en or, et cette foule d’élèves présents dans cette ville et inscrits pour la plupart ici : de l’argent a profusion $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$, et une attitude hautaine, un ton autoritaire: «  Sais tu faire les postures debout de la 1ere série ? », « Viens a 8h demain, tu seras la dernière  et vendredi et dimanche a 6h ». Je lis le formulaire avant de signer : interdiction de suivre des cours ailleurs sous peine d’être renvoyée, accepter les instructions du prof sans brocher,…

Je signe ce formulaire, avec en tête, les e-mails de Maya, qui a insiste, me disant que je ne devais pas manquer la chance de pratiquer  dans ce lieu. Je me disais que j’aurais peut-être préféré de vrais cours, avec  de vrais ajustements, des conseils, un prof attentif …mais ca impliquait du temps de perdu a chercher d’autres cours et faire une inscription ailleurs, et donc laisser passer l’opportunité de se rendre compte par soi-même de ce qu’était  vraiment l’AYRI, la source, la seule en fait de l’Ashtanga yoga ( je définirai un peu plus tard ce qu’est l’Ashtanga pour les novices), cette forme de yoga qui me convient bien par son dynamisme et sa rigueur . Même si je sais que Sharath et Sarasvati ne m’apporteront que peu d’aide dans ma pratique tant nous sommes nombreux, que c’est cher pour un mois, qu’ils sont un d’un abord froid…je dois savoir ce que c’est…Carte d’inscription en main, me voila prête pour ma première séance demain. ..



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Publié à 03:52, le 23/07/2008 dans Voyage en Inde ete 2008 (french version), Mysore
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Pondi avec Boualem, du 6 au 11 juillet 2008

 

Du 6 au 11 juil 


Quelques jours sont passes depuis mon dernier message : mais que voulez-vous, le temps n'a plus de prise sur moi et je commence a en perdre la notion…c'est si bon comme ça aussi ma foi…Ce pays est en grande partie responsable tout comme la nonchalance qui est de mise ici, c'est vrai, mais j'ai une autre bonne excuse, avec un petit rebondissement de situation : Boualem est arrive le 6 et ce pour une dizaine de jours. 

Nous avons change de Guest House pour un lieu de résidence au règlement bien plus souple et au tarif plus élevé que celui de l'ashram. Nous sommes dans la ville blanche, in Dumas Guest House, dans une chambre attenante a la superbe demeure de style colonial  (voir les photos ds la partie Pondi 7th, 8th of  july, Inde, english) appartenant a la non moins agréable et accueillante Jackie, franco indienne. Jackie est née ici, de père français et de maman indienne (ses parents se st rencontres lors d'une croisière sur le canal de Suez, alors que Pondi était encore un comptoir français). Sa mère avait été adoptée par une lorraine (d'ou la croix de Lorraine que l'on pt voir sur la façade) et elle entretenait des rapports (Jackie a conserve toute leur correspondance) avec le Général de Gaulle. Un portrait est encore accroche dans la véranda. Nous sommes entoures de meubles de l'époque ts plus beaux les uns que les autres, et je pense souvent a Papa, qui serait bien a son affaire ici. Jackie et son mari Bala font d'ailleurs de la recup et de l'exportation des meubles très prises de cette époque coloniale. Je me suis prélassée sur un fauteuil très confortable que je ne connaissais pas et que l'on nomme “un Pondicherien” : sorte de chaise longue cannee aux longs accoudoirs que l'on peut déplier pour y étendre ses jambes. La maison est toujours ouverte et l'on passe d'une pièce à l'autre par des hautes et larges portes en bois a persiennes et a doubles battants. La véranda s'ouvre sur un jardin florissant et luxuriant de frangipaniers, de manguiers, d'hibiscus… 

 Jackie est adorable, a tjrs plein de chose a raconter, et ses renseignements sont très précieux et tjrs le bienvenu. Nous sommes si bien que finlmt nous allons ns attarder plus que prévu chez elle. 

La journée se passe sans que nous ne sachions vraiment comment. Je me lève le matin et je commence part une séance yoga sur la terrasse, pendant que Boualem va courir sur le front de mer. Je file ensuite à la clinique de Prabhat pour ma demi-heure de neurotherapie, puis au retour nous déjeunons de mangues, de goyaves, de papayes devt la chambre, sous les arbres, en compagnie d'un gros Ganesh qui  trône et prend le frais sous un frangipanier odorant. Quelques heures ensuite a travailler sur mon blog,  a trier et télécharger les photos, puis petite plage, visite de Pondi, promenade dans les rues de l'ashram, achats sur le marche, un tchai par ci, un jus par la…rien de bien violent, comme vous pouvez le voir. Nous avons loue des scooters et conduire sur la route de la plage est déjà en-soi toute une expédition tant il faut être vigilant pendant le trajet : on roule a gauche, ça klaxonne a n'en plus finir, ça déboule de partout, pas de clignotant, ça ne respecte aucune règle du code de la route (ça me va bien ça, a moi qui n'ai pas le permis). On se demande bien d'ailleurs a quoi servent ces panneaux  : “Obey traffic rules”. Il serait plus judicieux d'écrire “don't obey traffic rules, otherwise you'll die”. 

Nous avons dîné l'autre soir avec Shanu et hier avec Prabhat, Namita et Karin (une américaine journaliste/critique ciné et prof  d'université a Paris, rencontrée a la guest house de l'ashram a mon arrivée). Resto  punjabi: le patron, un sikkh coiffe d'un beau turban rouge, nous accueille ds lieu un peu sombre, a l'étage, aux tables a la propreté douteuse ( ms ça on finit par ne plus le remarquer), cuisine plutôt grasse et assez épicée. Boualem boudait un peu (non, je plaisante) car il n'y avait que des chapati (galette a farine complète), pas de cheap nan (galette de farine blanche et fromage) auxquels il est accro ! C'était drôle d'observer et d'écouter Namita, Prabhat et Karine discuter. Ils se rencontraient pour la première fois. Namita et Prabhat sont  dévoues a Sri Aurobindo, La Mère et l'ashram. Karine, vive, très énergique, curieuse, qui est en train d'écrire un roman, les questionne de façon incessante sur leur croyance, l'ashram, les écrits de la mère, des questions existentielles qu'elle se pose sur la vie…Prabhat, d'un calme imperturbable finit par lui dire que la vie est un apprentissage sans fin. Le repas s'est termine rapidement car Prabhat et Namita avaient un programme avec l'ashram. Ns sommes allés prendre un verre ailleurs avec Karine qui nous a mitraille de questions à notre tour. Boualem a su répondre à sa curiosité. Heureusement car en ce qui me concerne, j'ai rapidement demissioné…Mais c'était sympa, elle est amusante. Je la reverrai certainement puisqu'elle loge à la guest de l'ashram ou je retournerai pour 4/5 jrs après le départ de Boualem. Il est d'ailleurs actuellement chez Prabhat pour se faire masser le dos, et finir de faire tomber toute la pression accumulée des derniers jours passes a Istanbul, de la route et du déménagement.  

A propos de massage, nous avons eu le pire des massages hier. Juste en sortant de la guest de Jackie, il y a une soi-disant clinique ayurvédique. Apres une matinée épuisante comme nous avons l'habitude de la passer depuis quelques jours et après s'être renseignés sur les tarifs ns avons decidé de tester le lieu hier aprèm. 

Nous entrons chacun dans une pièce sombre, aux murs crasseux (ça s'annonce mal). Je laisse Boualem, aux mains de sa masseuse en espérant que ça se passe bien pour lui. De mon cote, une jeune femme arrive et me demande de me déshabiller et de revêtir un espèce de cache-sexe/string en coton, a monter  soi-même : ” Mais comment ça marche ce truc bon sang! Ah, ça y est! Faut d'abord attacher la ficelle a la taille puis rabattre la bande de tissu entre les jambes, vers l'arrière, pour venir la glisser sous la ficelle, précédemment attachée  a la taille. Ok!” Tout en m'attelant  a ma tache je suis morte de rire parce que j'imagine Boualem faire la même chose et je me dis surtout que ça risque de ne plus maintenir ni cacher gd chose une fois allonge sur la table de massage! (Pas loupe, c'est ce qu'il s'est passe!!). Je vous passe les détails du massage ms je me suis retrouvée enduite d'une huile odorante et épaisse cote face (jusque la c'est un début de massage ayurvédique) a me faire masser par des mains molles et plutôt rugueuses, sans la moindre pression efficace et bienfaitrice, mains qui cherchaient juste  a étaler cette huile grasse par des mouvements circulaires et parfaitement inutiles.  Bon, j'exagère un peu peut-être, mais ce que je peux dire c'est que je ne me suis pas du tout détendue, que ce mouvement continuel devenait même plutôt agaçant, et pas un soupir de contentement n'est sorti de ma bouche, contrairement a ts ceux poussés pendant les massages reçus des mains expertes de Neren a Istanbul. En 3/4 d'heure c'était plie (même pas le visage). Pour finir j'ai pris une douche en compagnie des cafards qui surnageaient dans une baignoire crasseuse. J'ai frotte vigoureusement mon corps avec un savon pas encore assez détergent pour ôter une telle  huile. Ils devraient donner un tampon jex avec, tiens ! Faut dire que je ne me suis pas non plus acharnée des heures, car c'est vraiment pas commode de se frotter, de tenir la pomme de douche d'ou coule un filet d'eau et de sauter d'un pied sur l'autre pour éviter des cafards qui slaloment entre vos pieds et nagent mieux que des dauphins ! 

Tout ça pour vous dire qu'on s'est fait avoir (c’est monnaie courante ici, ok, ms bon ça agace tjrs un peu). J'ai tente de rassurer Boualem qui est ressorti aussi enchante que moi, en lui disant que ça n'avait vraiment rien a voir avec ce qu'on appelle “massage ayurvédique”.  Conclusion : la prochaine fois, un seul sur deux testera et ce pour toute chose nouvelle. On aurait du faire pareil pour le vin blanc qu'on a pris l'autre soir, qui n'avait rien à envier au vin turc ma foi. 

Bon sur ce je vous laisse, et je tacherai de tenir a jour un peu plus regulierement les textes de ce blog. 



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Publié à 02:15, le 12/07/2008 dans Voyage en Inde ete 2008 (french version), Pondichéry
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1ers jours a Pondi : du 1er au 5 juil 2008

 

1ers jours : du 1er au 5 juil 2008 

Voila, j'y suis : arrivée hier a Pondi  sans encombre : c’est donc faisable avec Air arabia!j'ai teste pour vs (ok, 14h d'attente a l'aéroport, ms c'est passe finalement, j'ai dormi sur mon tapis de yoga, sur la moquette au milieu des barbus a petit chapeau et chapelet de prières : pas une femme ! Au moins je n’ai pas été dérangée, ils ne m’ont même pas jeté un regard!) 

Et me re-voilà dans cette Inde que je retrouve, un peu comme un rituel ou un pèlerinage que j'effectue depuis qques années . Cela a tjrs été des retrouvailles longuement attendues et pleine d'émotions, comme retrouver après une longue absence une maîtresse chérie ( je devrais dire un amant, ms non, ce pays se conjugue définitivement au féminin, empreint de toute cette shakti qui déborde de toute part, de tout être), mais c'est un peu aussi comme venir se réfugier dans le ventre d'une mère qui charrie ce qu'il y a de pire et de meilleur , ventre dans lequel je me love, dont j'épouse la forme, dont je respire le musc, le jasmin,les épices , la terre rouge,la vie, la crasse,la puanteur, les cendres, la mort , ventre dans lequel je me réfugie, je me console, je me nourrie, je m'apaise, je renais…Cette fois-ci encore, la magie de l'Inde opère, tout doucement… 

Je suis descendue dans une des guest house de l'ashram que je ne connaissais pas : un havre de paix, au milieu des fleurs et face a la mer. Il faut observer certaines règles ici mais qui ne st plus vraiment contraignantes aujourd'hui pour moi : ne pas rentrer après 22h, ne pas manger, ne pas boire d'alcool, ni fumer ds la chambre, laver sa vaisselle…C'est d'une propreté irréprochable, il y  a des fleurs sur les tables, ça sent bon l'encens du matin au soir, la nourriture est très saine, bio et délicieuse  et tt ça pour un prix modique :4euros la nuit, chambre face a la mer, 1,30 euros le repas. 

J'ai dormi une bonne partie de la journée après ce long voyage. Puis-je suis passée voir Sarasvatî, la maman de Shanu (resp info de l'alliance qd j'y étais, et avec qui je suis devenue amie. Je passais aussi bcp de temps avec sa maman). Je n'ai pas reconnu la maison qui était en ruine avt : toute rénove et comme je n'avs pas prévenue, j'ai eu peur en voyant ça de ne pas les trouver. Mais si, elle était la, et on s'est serrées bien fort mais la maison était aussi habitée par qqun d'autre. Je n'ai pas compris et elle ne pvs rien m'expliquer car elle parle très peu anglais et la psce du propriétaire de la maison (ah, tiens, il y a un propriétaire maintnt?) semblait la déranger. Elle m'a dit de repasser qd Shanu serait rentre, vers 20h. Je ne sais plus trop cmt le temps est passe alors : Internet, lassi, jus de fruit, qques courses… 

Dans la soirée la pluie est tombée, plusieurs fois, un peu plus rafraîchissante à chaque passage. Je suis allée a l’ashram  pour la demi-heure de méditation collective…Dévotion, ferveur et amour des gens qui se pressent autour du Samadhi (lieu ou st enterres le corps de Sri Aurobindo et de La Mère). Je ne suis pas une fervente dévouée de ces maîtres à penser bien que je reconnaisse l'aspect intéressant de leur philosophie, mais j'aime être assise la pour la sérénité, la fraîcheur et les énergies positives qui se dégagent de l'endroit et que n'importe qui peut percevoir. 

J'ai mange ensuite avec  Sarasvati et Shanu qui m'a un peu plus éclairée sur le pourquoi du comment de la présence de cette famille dans leur maison. Pour résumer rapidement même si Shanu et sa maman ont habite la pdt 30 ans, aucun papier officiel n'avt été fait par la dame allemande qui leur permettait d'habiter la. Cette dame est morte subitement l'an dernier et le cousin de son mari a décide de venir s'installer ds les lieux, bien que lui non plus n'ai pas de papier officiel. Il a gentiment offert à Shanu et sa mère de rester habiter la, car c'est bien assez grand pour tout ce petit monde. Il a commence a rénover la maison que j'ai pas reconnue en passant devt, et s'est octroyé les pièces ou vivaient Shanu et sa maman. Je ne sais trop ds quelle partie ils logent mtnt, on ne m'a pas invitée a visiter. Difficile de savoir exactmt les tenants et les aboutissants de cette situation ms ce que je sais c'est ce que je sens, et ce que j'ai note ds les qques minutes passées a attendre le retour de Shanu du travail : une famille de nantis qui profite de son petit pouvoir avec un père de famille fort peu sympathique, qui expose son ventre dodu et sa belle Enfield (une royale svp !), signes de son aisance, une gamine de 8 ans qui a des mots fort peu aimables envers Sarasvati qui semble perdue, étrangère et gênée dans sa propre demeure…Mais voila, chacun reste a sa place, le silence, la résignation affichée de Sarasvati…Je les ai emmenés manger a l'extérieur pour être plus tranquille. Sarasvati confie ne pas être heureuse, ayant la sensation d'avoir été envahie, dépossédée, privée de liberté, elle voudrait bien partir mais Shanu s'entête a rester la, dit qu'il est ne la, qu'il a autant le droit d'être la qu'eux et que c'est une question d'argent, qu'il attend de pouvoir acheter un terrain et de faire construire sa maison…mais combien de temps lui faudra-t-il a 150 euros par mois avec le prix des terrains qui flambe? Sarasvati aura atteint l'autre rive du Gange depuis longtemps…C'est si triste, ça me touche si fort car je les considère comme des membres de ma famille. Sarasvati est comme ma petite Maman indienne. Je me souviens encore des moments que nous avons passé avec ses 4 mots d'anglais, a rire, a cuisiner ensemble, a se serrer dans les bras, de toutes ces émotions qui passent d'un coeur a un autre sans avoir besoin d'autres paroles que les sourires et les regards…Et elle me regarde tristement me faisant comprendre qu'elle ne peut plus me recevoir comme avt, qu'elle voudrait tant mais que voila…Shanu insiste et lui dit qu'elle ne doit pas se gêner, qu'elle peut le faire, mais non, je la comprend, je sais…C'est digne d'un bon roman feuilleton a la bollywood comme on les aime ici, hein? : Je sens que vs avez la larme a l'oeil, non? Pourtant non, la réalité est bien pire que ce qu'on voit dans les films, car au moins ds les films, il pt tjrs y avoir un happy end.  

Ce matin j'ai fait mon yoga sur la terrasse face a la mer, au soleil levant, c'est magique et je sens pendant ma pratique que mes épaules se délestent du poids qu'elle traînaient, les enchaînements st déjà plus fluides, je m'allége…j'en étais presque sure… 

Petit déjeuner de fruits d'ici comme je les aime, au milieu du jardin de bougainvilliers et de nénuphars. Puis je pars a la plage en rickshaw : je ne me sens pas encore assez gaillarde pour conduire le scooter, on verra demain peut-etre. Je me baigne, je me réchauffe sous ce soleil brûlant, comme un lézard. L'eau est chaude et les bains ne me rafraîchissent pas longtemps> Les indiens qui passent me reluquent, comme d'habitude ; on finit par s'habitue. Je bouge. 

Retour a la guest pour le lunch et la je vais appeler Prabhat, mon prof de yoga et voir s'ils st arrives enfin d'Orissa et on va certainement prévoir un petit traitement détente - détox : cigarette finie !  Allez, je vous laisse, et a bientôt pour de nouvelles aventures ou histoires à faire pleurer ds les chaumières. Ca pt rendre un peu sentimental l'Inde… 

Bisous 



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Publié à 02:35, le 5/07/2008 dans Voyage en Inde ete 2008 (french version), Pondichéry
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