Sur la piste du gecko...
Le blog ca n'existait pas il y a une dizaine d'annees ...Il y a eu depuis de nombreux voyages, mais a chaque fois une destination etait recurrente avec le meme refrain : "You can go East, you can go West, India is still the best". Ete 2008, me voici de nouveau sur la piste du gecko porte-bonheur dans le ventre de Mother India . C'est l'occasion d'ouvrir un blog... / Blogs didn't exist a dozen of years ago. Since then, I have done some trips, but every time one destination was recurrent, with the same refrain in my mind : " You can go East, you can go West, India is still the best." Summer 2008, again I am here, on the good luck gecko's track, inside the belly of Mother India. It was the occasion to open a travel blog...


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1ers jours a Pondi : du 1er au 5 juil 2008

 

1ers jours : du 1er au 5 juil 2008 

Voila, j'y suis : arrivée hier a Pondi  sans encombre : c’est donc faisable avec Air arabia!j'ai teste pour vs (ok, 14h d'attente a l'aéroport, ms c'est passe finalement, j'ai dormi sur mon tapis de yoga, sur la moquette au milieu des barbus a petit chapeau et chapelet de prières : pas une femme ! Au moins je n’ai pas été dérangée, ils ne m’ont même pas jeté un regard!) 

Et me re-voilà dans cette Inde que je retrouve, un peu comme un rituel ou un pèlerinage que j'effectue depuis qques années . Cela a tjrs été des retrouvailles longuement attendues et pleine d'émotions, comme retrouver après une longue absence une maîtresse chérie ( je devrais dire un amant, ms non, ce pays se conjugue définitivement au féminin, empreint de toute cette shakti qui déborde de toute part, de tout être), mais c'est un peu aussi comme venir se réfugier dans le ventre d'une mère qui charrie ce qu'il y a de pire et de meilleur , ventre dans lequel je me love, dont j'épouse la forme, dont je respire le musc, le jasmin,les épices , la terre rouge,la vie, la crasse,la puanteur, les cendres, la mort , ventre dans lequel je me réfugie, je me console, je me nourrie, je m'apaise, je renais…Cette fois-ci encore, la magie de l'Inde opère, tout doucement… 

Je suis descendue dans une des guest house de l'ashram que je ne connaissais pas : un havre de paix, au milieu des fleurs et face a la mer. Il faut observer certaines règles ici mais qui ne st plus vraiment contraignantes aujourd'hui pour moi : ne pas rentrer après 22h, ne pas manger, ne pas boire d'alcool, ni fumer ds la chambre, laver sa vaisselle…C'est d'une propreté irréprochable, il y  a des fleurs sur les tables, ça sent bon l'encens du matin au soir, la nourriture est très saine, bio et délicieuse  et tt ça pour un prix modique :4euros la nuit, chambre face a la mer, 1,30 euros le repas. 

J'ai dormi une bonne partie de la journée après ce long voyage. Puis-je suis passée voir Sarasvatî, la maman de Shanu (resp info de l'alliance qd j'y étais, et avec qui je suis devenue amie. Je passais aussi bcp de temps avec sa maman). Je n'ai pas reconnu la maison qui était en ruine avt : toute rénove et comme je n'avs pas prévenue, j'ai eu peur en voyant ça de ne pas les trouver. Mais si, elle était la, et on s'est serrées bien fort mais la maison était aussi habitée par qqun d'autre. Je n'ai pas compris et elle ne pvs rien m'expliquer car elle parle très peu anglais et la psce du propriétaire de la maison (ah, tiens, il y a un propriétaire maintnt?) semblait la déranger. Elle m'a dit de repasser qd Shanu serait rentre, vers 20h. Je ne sais plus trop cmt le temps est passe alors : Internet, lassi, jus de fruit, qques courses… 

Dans la soirée la pluie est tombée, plusieurs fois, un peu plus rafraîchissante à chaque passage. Je suis allée a l’ashram  pour la demi-heure de méditation collective…Dévotion, ferveur et amour des gens qui se pressent autour du Samadhi (lieu ou st enterres le corps de Sri Aurobindo et de La Mère). Je ne suis pas une fervente dévouée de ces maîtres à penser bien que je reconnaisse l'aspect intéressant de leur philosophie, mais j'aime être assise la pour la sérénité, la fraîcheur et les énergies positives qui se dégagent de l'endroit et que n'importe qui peut percevoir. 

J'ai mange ensuite avec  Sarasvati et Shanu qui m'a un peu plus éclairée sur le pourquoi du comment de la présence de cette famille dans leur maison. Pour résumer rapidement même si Shanu et sa maman ont habite la pdt 30 ans, aucun papier officiel n'avt été fait par la dame allemande qui leur permettait d'habiter la. Cette dame est morte subitement l'an dernier et le cousin de son mari a décide de venir s'installer ds les lieux, bien que lui non plus n'ai pas de papier officiel. Il a gentiment offert à Shanu et sa mère de rester habiter la, car c'est bien assez grand pour tout ce petit monde. Il a commence a rénover la maison que j'ai pas reconnue en passant devt, et s'est octroyé les pièces ou vivaient Shanu et sa maman. Je ne sais trop ds quelle partie ils logent mtnt, on ne m'a pas invitée a visiter. Difficile de savoir exactmt les tenants et les aboutissants de cette situation ms ce que je sais c'est ce que je sens, et ce que j'ai note ds les qques minutes passées a attendre le retour de Shanu du travail : une famille de nantis qui profite de son petit pouvoir avec un père de famille fort peu sympathique, qui expose son ventre dodu et sa belle Enfield (une royale svp !), signes de son aisance, une gamine de 8 ans qui a des mots fort peu aimables envers Sarasvati qui semble perdue, étrangère et gênée dans sa propre demeure…Mais voila, chacun reste a sa place, le silence, la résignation affichée de Sarasvati…Je les ai emmenés manger a l'extérieur pour être plus tranquille. Sarasvati confie ne pas être heureuse, ayant la sensation d'avoir été envahie, dépossédée, privée de liberté, elle voudrait bien partir mais Shanu s'entête a rester la, dit qu'il est ne la, qu'il a autant le droit d'être la qu'eux et que c'est une question d'argent, qu'il attend de pouvoir acheter un terrain et de faire construire sa maison…mais combien de temps lui faudra-t-il a 150 euros par mois avec le prix des terrains qui flambe? Sarasvati aura atteint l'autre rive du Gange depuis longtemps…C'est si triste, ça me touche si fort car je les considère comme des membres de ma famille. Sarasvati est comme ma petite Maman indienne. Je me souviens encore des moments que nous avons passé avec ses 4 mots d'anglais, a rire, a cuisiner ensemble, a se serrer dans les bras, de toutes ces émotions qui passent d'un coeur a un autre sans avoir besoin d'autres paroles que les sourires et les regards…Et elle me regarde tristement me faisant comprendre qu'elle ne peut plus me recevoir comme avt, qu'elle voudrait tant mais que voila…Shanu insiste et lui dit qu'elle ne doit pas se gêner, qu'elle peut le faire, mais non, je la comprend, je sais…C'est digne d'un bon roman feuilleton a la bollywood comme on les aime ici, hein? : Je sens que vs avez la larme a l'oeil, non? Pourtant non, la réalité est bien pire que ce qu'on voit dans les films, car au moins ds les films, il pt tjrs y avoir un happy end.  

Ce matin j'ai fait mon yoga sur la terrasse face a la mer, au soleil levant, c'est magique et je sens pendant ma pratique que mes épaules se délestent du poids qu'elle traînaient, les enchaînements st déjà plus fluides, je m'allége…j'en étais presque sure… 

Petit déjeuner de fruits d'ici comme je les aime, au milieu du jardin de bougainvilliers et de nénuphars. Puis je pars a la plage en rickshaw : je ne me sens pas encore assez gaillarde pour conduire le scooter, on verra demain peut-etre. Je me baigne, je me réchauffe sous ce soleil brûlant, comme un lézard. L'eau est chaude et les bains ne me rafraîchissent pas longtemps> Les indiens qui passent me reluquent, comme d'habitude ; on finit par s'habitue. Je bouge. 

Retour a la guest pour le lunch et la je vais appeler Prabhat, mon prof de yoga et voir s'ils st arrives enfin d'Orissa et on va certainement prévoir un petit traitement détente - détox : cigarette finie !  Allez, je vous laisse, et a bientôt pour de nouvelles aventures ou histoires à faire pleurer ds les chaumières. Ca pt rendre un peu sentimental l'Inde… 

Bisous 



Publié à 02:35, le 5/07/2008 dans Voyage en Inde ete 2008 (french version), Pondichéry
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retour en inde

retour ds le ventre de ta mère comme tu dis, quel tristesse, pour cette famille qui est si adorable d' avoir quelqu' un d' autre chez eux, c' est si triste, je leur envoie tte mon affection, ta soeur qui t' aime

Publié par Anonymous à 07:06, 22/08/2008

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